Tina Ly

Dear readers, Cynical is the way I see our world. But sometimes, I see some light of hope for change. Great fact: organizations’ strategies are more and more sustainability-oriented in their processes and campaigns. Inherent consequence: in the ad world this leads to the worst and the best mingling altogether. Since 2012, during my spare time, I have shared with you, some of my insights related to sustainability, MarCom and brands on this blog and in Campaign Türkiye magazine. I hope you enjoy it! And, of course, if you have any suggestions, please feel free to share them. Best, Tina

Quoi de beau en Thaïlande ?

Voilà 3 mois que je suis rentrée de Thaïlande (!!! 😱), et cela me paraît déjà être une éternité ! Entre une rentrée assez intense, et un temps qui vacille entre soleil / pluie et vent ☔🌬🌧🌦⛅, j’ai l’impression que les belles journées, les beaux paysages et les bons petits plats thaïlandais ne sont que de lointains souvenirs… Cet article me permet donc de me replonger dans ces agréables moments où j’ai pu rencontrer et découvrir pas mal de choses ! 🙂

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Temples visités à Ayutthaya et Sukhothai (Sustinable / Tina Ly)

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Paysage de Sukhothai (Sustinable / Tina Ly)

Partie pour 3 semaines en Thaïlande pour visiter Ayutthaya, Sukhotai, Chiang Mai et Koh Phangan, c’est à Chiang Mai que j’ai découvert un salon de massage tenue par des anciennes prisonnières en réinsertion, une marque de short de boxe Thaïlandaise pas comme les autres et que j’ai eu la chance de rencontrer Tristan Lecomte.

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Temples visités à Chiang Mai et artisan de bois en plein travail 🙂 (Sustinable / Tina Ly)

Apprendre un métier pour mieux s’intégrer 

La Thaïlande est très réputée pour ses massages. Chiang Mai est davantage connue pour les merveilles qu’elle produit avec le bois , sa cuisine particulièrement épicée 🔥 mais c’est également une région connue pour ses massages. Là-bas, on y trouve 3 salons de massages tenus par des femmes, mais pas n’importe lesquelles : Women’s Massage Center by ex-prisoners. Ces femmes font partie d’un programme de réinsertion qui vise à former des anciennes prisonnières au métier de masseuse. Ce programme est proposé par Dignity Network, une organisation indépendante fondée par Thierry Gallo pour aider les ex-prisonnières femmes à se réintégrer avec succès dans la société dans un environnement de travail sûr. J’en ai testé un et j’ai trouvé l’accueil et le service proposé très bien. Les tarifs appliqués sont similaires au marché local 😌👍🏼. Leur accroche traduit parfaitement la mission de ce centre de massage : Good massage makes good people (FR : Un bon massage rend les gens bien).

Wik-rom, se battre (littéralement) pour une cause

Voilà près d’un an et demi que je suis une Nak Muay 🥊 ! Une des raisons qui m’ont poussées à retourner en Thaïlande : m’entraîner et faire mes emplettes en matériels de boxe 😝. Dans une boutique de Chiang Mai tenu par un vendeur français j’ai découvert une marque de shorts de boxe thaïe : Wik-rom, qui signifie courage en thaïlandais. En magasin et sur leur page Facebook, on apprend que 10% du prix de ses produits est utilisé pour aider les boxers à bas revenus,  soutenir les gymnases en difficulté financière et les orphelins. Entre autres, ils achètent des protèges dents, des shorts, des gants de boxes, des protèges tibias, des gants, et autres équipements nécessaires aux combattants, et offre des séances d’entraînements de Muay Thai gratuites. Pour avoir vu des combats de boxe sur place (à Chiang Mai et Koh Phangan), j’avais été assez choquée de voir certains combattants sans protège dents et des coachs plutôt jeune, avec déjà quelques dents en moins… 😕 En tout cas les modèles de shorts proposés par Wik-Rom sont assez sympas !

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Description de Wik-Rom dans une boutique de Muay Thaï à Chiang Mai (Sustinable / Tina Ly)

 Rencontre avec Tristan Lecomte, entrepreneur social

Amateur de bonne cuisine 🤗, La Thaïlande est vraiment faite pour vous. La diversité des plats y est riche, délicieuse et très très abordable en termes de prix. Chiang Mai est également connue pour ses plats assez, voire très épicée 🔥. Durant ce voyage j’ai eu la chance de rencontrer Tristan Lecomte,  fondateur d’Alter Eco (1998) et plus récemment co-fondateur de Pur Projet (2008). C’est au cours d’un dîner que nous avons pu partager nos idées sur les problématiques de développement durable auxquelles de plus en plus d’entreprises sont confrontées. Passionnée par ces sujets et depuis sa ferme à Chiang Mai, il travaille sur les projets de Pur Projet dont la mission principale est l’Insetting, c’est à dire intégrer les principes de développement durable dans la stratégie de l’entreprise, pour compenser en interne tous les impacts liés au développement durable des entreprises (sociaux, climat, eau, biodiversité, sols,…) ;  e.g. sécuriser les filières & l’approvisionnement, maîtriser l’empreinte environnementale etc.

J’espère que cet article vous aura donné envie de découvrir ce magnifique pays ou vous donner quelques tips pour votre prochain voyage là-bas !

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Paysages de Koh phangan (Sustinable / Tina Ly)

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Forêt protégée de Koh Phangan ! (Sustinable / Tina Ly)

Toward a new ad landscape to come?

New comers are shaking the Ad World, leading to questions related to how to sustain on the market. Add client pressure and budget issues, the ingredients to put ad agencies in a challenging environment are all gathered.  With Publicis Groupe forbidding all of its agencies from participating in awards shows in 2018 last June, the coming months appear to draw a quite new landscape in the Ad World. In services, innovation, creativity and production are coming from talents. Are they the key to sustain? How to attract and keep talents? Social relations and working conditions may be a leverage.

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Source: AdAge

IBM, Accenture, PwC and Deloitte may become the Big 4 of marketing services?

Ad world is drastically changing. In AdAge, E.J. Schultz highlighted that this year, “for the first time ever, four consultancies have cracked Ad Age’s ranking of the 10 largest agency companies in the world”. More recently, Gideon Spanier wrote in his Campaign UK column that “Publicis Groupe and WPP are takeover targets because agency groups are under pressure and Accenture looks the most credible buyer, according to a leading French bank.” What to expect? Well, we shall see in the coming months…

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Source: attentia

Promote wellness to attract talents

In such context, focus may be on talents. How to keep and attract them? A common question for many companies, which applies to the Ad World as well. Salaries may be a leverage, but let’s face it, this means belongs to the “old weapons”. Challenges, responsibilities and opportunities to evolve are of course key factors, but to differentiate an agency to another other things need to be used. Today, to attract talents the trend goes to wellness and social aspects promotion: gym available at the premises, possibilities to work with flexibility, home office, creation of Chief Happiness Officer etc. Pecuniary aspects have still their importance, but let’s not forget that millenials and xenials are the wanted profiles and favor pleasant working environment.

Change the Ad World

In the 60’s working for an agency was synonym to success. According to Universum Global, the TOP 5 dream companies for business students around the world are Google, Goldman Sachs, Apple, EY and PwC. The survey also revealed that work-life balance is the number-one career goal in 10 of the 12 countries surveyed. Details related to work environment is now part of many job descriptions. Also, because of companies like Google have revolutionized work environment other companies such as EY or PwC have adapt their ways of working, inspired by start-ups. Forget the strict atmosphere, let’s place to new premises thought and designed for its employees. The lay out can even compete with creative agencies! In France, BETC has taken the change with premises built to host its +900 employees.

As demonstrated by Darwin, the best adapted to their environments are more likely to sustain. What shall we expect for the future of Ad World?

Les ateliers d’Alice Oplatka ou comment réaliser des merveilles à partir de récup’ ?

Découverte lors de la Fête de la Récup’, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Alice Oplatka et connaitre un peu mieux son activité 😊. Nous nous sommes retrouvées à la Trockette, un café atelier, juste avant le début de son atelier de bijoux : créer des boucles d’oreilles à partir de chutes de cuir et de capsules Nespresso !

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Tous les outils pour créer !

Avec mes 35 minutes de retard 😅, je rentre d’abord à la Petite Rockette. Ne voyant pas Alice, je l’appelle, elle m’indique qu’elle est au café juste à côté et fait partie de la même association. J’apprends alors que le café la Trockette organise régulièrement des ateliers autour de la récupération de toute sorte mais aussi des activités type cours de yoga, expositions etc. pour tous ses membres et que la Petite Rockette est une ressourcerie avec un  magasin solidaire et des ateliers de sensibilisation à l’environnement.
Contente de voir que je porte l’une de ses créations autour du cou, j’ajoute même que je le porte régulièrement au bureau et que beaucoup l’ont trouvé très joli. Nous nous tutoyons, commandons nos limonades bios et commencent alors nos échanges !

Tina : Comment t’es venue l’idée de créer des bijoux ?
Alice : C’était il y a environ 8 ans, lorsque j’ai commencé à me faire mes propres bijoux fantaisies et que mes collègues ont commencé à m’en demander. J’ai alors créé des bijoux fantaisies pour d’autres personnes que moi-même, surtout sur la période de Noël. Mais je n’ai pas fait ça très longtemps, c’était plus un hobby.

Tina : As-tu toujours été dans les bijoux ?
Alice : Et bien non. J’ai commencé mes études avec une formation en modélisme. Etant donné que ce n’était pas facile de trouver des débouchés, j’ai poursuivi mes études en école de commerce. Je suis alors devenue acheteuse dans la grande distribution. J’étais responsable de l’approvisionnement des accessoires (des boutons, des zips, etc.) et des tissus. Tout ça m’a permis d’enrichir mon expérience et mes connaissances dans l’industrie du textile.

Tina : Et comment t’es venue l’idée de faire des accessoires à partir de recup’ ?
Alice : Après 10 ans dans le textile, j’ai suivi une formation en broderie dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Avec ma précédente expérience j’ai développé mon propre réseau. En plus de mon activité de freelance en broderie en haute couture, je fais du bénévolat depuis maintenant 2 ans dans une ressourcerie. Avec les autres bénévoles, nous trions les dons reçus. Cette ressourcerie organise des ateliers permettant ainsi de sensibiliser les gens aux problématiques de récupération. Ils cherchaient des nouveaux ateliers originaux et ils ont fait appel à moi. J’ai alors eu cette idée de faire des bijoux à partir de matériaux récupérés, notamment auprès d’industriels, et j’ai lancé mes ateliers en Septembre 2016. Grâce à mon réseau, je récupère les chutes de textiles, notamment des cuirs ; et j’ai des amis et anciens collègues qui me fournissent des capsules Nespresso, car je n’en consomme pas.
Tous les bijoux que tu as pu voir à la Fête de la Récup’, je les ai créés pour les ateliers. Ce ne sont pas des bijoux que je prévoyais de vendre. Pour le collier que tu as autour du cou, il est très long à faire ; il me prend environ 1h à 1h30 mais pour les participants au moins une demi-journée. Je ne fais pas cet atelier très souvent et il faut être assez manuel. Mon atelier maroquinerie a plus de succès, il attire plus de monde et il est plus accessible pour des débutants. Il intéresse aussi bien des hommes que des femmes.

Tina : Avec l’expérience, j’imagine que tu arrives à mieux mesurer les niveaux requis ?
Alice : Oui, comme ça personne ne part déçu de son projet. Ça demande beaucoup d’organisation ! Je fais des ateliers pour une ressourcerie, mais aussi ici dans ce café. J’en ai même fait un dans le cadre d’un team building.

Tina : Tu parlais de récupérer les chutes. J’imagine qu’il y en a beaucoup dans l’industrie du textile ?
Alice : Oui malheureusement ça fait partie du secteur : les découpes, les modèles etc. surtout avec le cuir. Réussir à minimiser les chutes n’est pas toujours évident. Mais tout ça se réutilise ! Ca demande de l’imagination et bien sûr du temps. Les chutes que j’utilise dans mes ateliers sont données dans le cadre d’un partenariat. Je sensibilise les industriels en leur disant que pour eux ce sont des déchets mais que pour d’autres c’est une ressource. Je les invite aussi à se tourner vers La Réserve des Arts qui fait la même chose. Ils récupèrent des déchets très divers, du bois, du métal, des présentoirs de magasins, du cuir, du tissu, des boutons, des fils etc. Ils les revendent à des professionnels au poids. C’est l’équivalent d’une ressourcerie mais en termes de matières pour les professionnels. Ils ont installé un atelier dans leur entrepôt pour que les matières puissent être testées par les professionnels.

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Alice et ses participantes en plein ouvrage 🙂

Tina : Avec tes ateliers, c’est vraiment top, parce que du coup tu transmets aux autres et en même temps tu sensibilises tes participants aux enjeux de développement durable. C’est quelque chose d’important pour toi ?
Alice : Oui en plus je voulais être prof ! Ça va faire maintenant 4-5 ans que je m’habille dans des friperies et ces sujets sont vraiment importants surtout aujourd’hui. Mon mode de vie du coup me permet d’avoir un emploi du temps où j’alterne mes projets en haute couture en période de collection, en dehors des périodes de collection j’anime mes ateliers avec la ressourcerie. Ces ateliers me permettent aussi de sensibiliser les participants sur le fait qu’il y a énormément de déchets dans les processus industriels.

Tina : Avec mon blog, j’essaie aussi de sensibiliser les gens sur ces enjeux sans culpabiliser ni moraliser, et en y mettant un ton plus fun, à travers des initiatives plus ludiques. Tu as d’autres projets en tête pour la suite ?
Alice : Concernant les ateliers j’ai rencontré quelqu’un lors de la Fête de la Récup’ qui m’a proposé de m’aider à mettre à jour mon site, je suis super contente. Sinon, avec une amie, on aimerait faire un vrai comparatif entre les 2 modes de vie : avec bio et sans bio. Pour ma part je ne suis pas 100% végétarienne avec ce projet on aimerait montrer aux gens que de bien manger ça ne coûte pas plus cher. Par exemple, acheter bio, de saison, de la viande de qualité plutôt que des trucs moins chers ça ne revient pas plus cher. Et ce qui compte c’est de faire des petits gestes ! Tout compte et on ne sera jamais à 100% zéro déchet.

Tina : Les premières participantes arrivent…
Alice : Oui je vais installer le tout ! Tu peux venir si ça te dit !

Tina : Avec plaisir !

Lien utile : L’Atelier Oplatka sur facebook