Tina Ly

Dear readers, Cynical is the way I see our world. But sometimes, I see some light of hope for change. Great fact: organizations’ strategies are more and more sustainability-oriented in their processes and campaigns. Inherent consequence: in the ad world this leads to the worst and the best mingling altogether. Since 2012, during my spare time, I have shared with you, some of my insights related to sustainability, MarCom and brands on this blog and in Campaign Türkiye magazine. I hope you enjoy it! And, of course, if you have any suggestions, please feel free to share them. Best, Tina

Les ateliers d’Alice Oplatka ou comment réaliser des merveilles à partir de récup’ ?

Découverte lors de la Fête de la Récup’, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Alice Oplatka et connaitre un peu mieux son activité 😊. Nous nous sommes retrouvées à la Trockette, un café atelier, juste avant le début de son atelier de bijoux : créer des boucles d’oreilles à partir de chutes de cuir et de capsules Nespresso !

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Tous les outils pour créer !

Avec mes 35 minutes de retard 😅, je rentre d’abord à la Petite Rockette. Ne voyant pas Alice, je l’appelle, elle m’indique qu’elle est au café juste à côté et fait partie de la même association. J’apprends alors que le café la Trockette organise régulièrement des ateliers autour de la récupération de toute sorte mais aussi des activités type cours de yoga, expositions etc. pour tous ses membres et que la Petite Rockette est une ressourcerie avec un  magasin solidaire et des ateliers de sensibilisation à l’environnement.
Contente de voir que je porte l’une de ses créations autour du cou, j’ajoute même que je le porte régulièrement au bureau et que beaucoup l’ont trouvé très joli. Nous nous tutoyons, commandons nos limonades bios et commencent alors nos échanges !

Tina : Comment t’es venue l’idée de créer des bijoux ?
Alice : C’était il y a environ 8 ans, lorsque j’ai commencé à me faire mes propres bijoux fantaisies et que mes collègues ont commencé à m’en demander. J’ai alors créé des bijoux fantaisies pour d’autres personnes que moi-même, surtout sur la période de Noël. Mais je n’ai pas fait ça très longtemps, c’était plus un hobby.

Tina : As-tu toujours été dans les bijoux ?
Alice : Et bien non. J’ai commencé mes études avec une formation en modélisme. Etant donné que ce n’était pas facile de trouver des débouchés, j’ai poursuivi mes études en école de commerce. Je suis alors devenue acheteuse dans la grande distribution. J’étais responsable de l’approvisionnement des accessoires (des boutons, des zips, etc.) et des tissus. Tout ça m’a permis d’enrichir mon expérience et mes connaissances dans l’industrie du textile.

Tina : Et comment t’es venue l’idée de faire des accessoires à partir de recup’ ?
Alice : Après 10 ans dans le textile, j’ai suivi une formation en broderie dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Avec ma précédente expérience j’ai développé mon propre réseau. En plus de mon activité de freelance en broderie en haute couture, je fais du bénévolat depuis maintenant 2 ans dans une ressourcerie. Avec les autres bénévoles, nous trions les dons reçus. Cette ressourcerie organise des ateliers permettant ainsi de sensibiliser les gens aux problématiques de récupération. Ils cherchaient des nouveaux ateliers originaux et ils ont fait appel à moi. J’ai alors eu cette idée de faire des bijoux à partir de matériaux récupérés, notamment auprès d’industriels, et j’ai lancé mes ateliers en Septembre 2016. Grâce à mon réseau, je récupère les chutes de textiles, notamment des cuirs ; et j’ai des amis et anciens collègues qui me fournissent des capsules Nespresso, car je n’en consomme pas.
Tous les bijoux que tu as pu voir à la Fête de la Récup’, je les ai créés pour les ateliers. Ce ne sont pas des bijoux que je prévoyais de vendre. Pour le collier que tu as autour du cou, il est très long à faire ; il me prend environ 1h à 1h30 mais pour les participants au moins une demi-journée. Je ne fais pas cet atelier très souvent et il faut être assez manuel. Mon atelier maroquinerie a plus de succès, il attire plus de monde et il est plus accessible pour des débutants. Il intéresse aussi bien des hommes que des femmes.

Tina : Avec l’expérience, j’imagine que tu arrives à mieux mesurer les niveaux requis ?
Alice : Oui, comme ça personne ne part déçu de son projet. Ça demande beaucoup d’organisation ! Je fais des ateliers pour une ressourcerie, mais aussi ici dans ce café. J’en ai même fait un dans le cadre d’un team building.

Tina : Tu parlais de récupérer les chutes. J’imagine qu’il y en a beaucoup dans l’industrie du textile ?
Alice : Oui malheureusement ça fait partie du secteur : les découpes, les modèles etc. surtout avec le cuir. Réussir à minimiser les chutes n’est pas toujours évident. Mais tout ça se réutilise ! Ca demande de l’imagination et bien sûr du temps. Les chutes que j’utilise dans mes ateliers sont données dans le cadre d’un partenariat. Je sensibilise les industriels en leur disant que pour eux ce sont des déchets mais que pour d’autres c’est une ressource. Je les invite aussi à se tourner vers La Réserve des Arts qui fait la même chose. Ils récupèrent des déchets très divers, du bois, du métal, des présentoirs de magasins, du cuir, du tissu, des boutons, des fils etc. Ils les revendent à des professionnels au poids. C’est l’équivalent d’une ressourcerie mais en termes de matières pour les professionnels. Ils ont installé un atelier dans leur entrepôt pour que les matières puissent être testées par les professionnels.

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Alice et ses participantes en plein ouvrage 🙂

Tina : Avec tes ateliers, c’est vraiment top, parce que du coup tu transmets aux autres et en même temps tu sensibilises tes participants aux enjeux de développement durable. C’est quelque chose d’important pour toi ?
Alice : Oui en plus je voulais être prof ! Ça va faire maintenant 4-5 ans que je m’habille dans des friperies et ces sujets sont vraiment importants surtout aujourd’hui. Mon mode de vie du coup me permet d’avoir un emploi du temps où j’alterne mes projets en haute couture en période de collection, en dehors des périodes de collection j’anime mes ateliers avec la ressourcerie. Ces ateliers me permettent aussi de sensibiliser les participants sur le fait qu’il y a énormément de déchets dans les processus industriels.

Tina : Avec mon blog, j’essaie aussi de sensibiliser les gens sur ces enjeux sans culpabiliser ni moraliser, et en y mettant un ton plus fun, à travers des initiatives plus ludiques. Tu as d’autres projets en tête pour la suite ?
Alice : Concernant les ateliers j’ai rencontré quelqu’un lors de la Fête de la Récup’ qui m’a proposé de m’aider à mettre à jour mon site, je suis super contente. Sinon, avec une amie, on aimerait faire un vrai comparatif entre les 2 modes de vie : avec bio et sans bio. Pour ma part je ne suis pas 100% végétarienne avec ce projet on aimerait montrer aux gens que de bien manger ça ne coûte pas plus cher. Par exemple, acheter bio, de saison, de la viande de qualité plutôt que des trucs moins chers ça ne revient pas plus cher. Et ce qui compte c’est de faire des petits gestes ! Tout compte et on ne sera jamais à 100% zéro déchet.

Tina : Les premières participantes arrivent…
Alice : Oui je vais installer le tout ! Tu peux venir si ça te dit !

Tina : Avec plaisir !

Lien utile : L’Atelier Oplatka sur facebook

 

Mini marché au parc de Belleville

Nouvelle découverte du weekend : des accessoires et des objets de décoration faits par Sylvie Zampolini à partir de déchets et d’objets récupérés 😊.

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Vue du parc de Belleville prise en photo 🙂

Le parc de Belleville accueille régulièrement des créateurs, venant exposer et vendre leurs dernières oeuvres. Le marché est situé dans un cadre idyllique : une vue magnifique sur Paris et une déco street art réalisé par Seth . Parmi les exposants, j’ai fais connaissance de Sylvie Zampolini. Artiste engagée depuis plus de 30 ans dans la sensibilisation des enjeux écologiques, Sylvie fabrique des bijoux et des objets de décoration comme les plastectes. Ses materiaux ? Des chambres à air de vélo 🚴🏽, des écouteurs iPhone 📱, des emballages plastiques etc. Ses créations sont à découvrir dans différents événements et marchés de créateurs.

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Stand de Sylvie Zampolini

Big winners of Cannes Lions 2017 Grand Prix: Environmental and Social Initiatives!

Since 2013 I’m writing about sustainability and Cannes Lions 🦁, and I’m getting happier and happier 🤗 when I see more environmental and social initiatives promoted through campaigns. Because it means that things are being done! Unless the advertising world just wants to appear to care… Let’s continue to believe in unicorns 🦄 and believe that the world is actually changing. For this year, here are my Top 7 Cannes Lions Grand Prix  selection! Why 7? Because July (7) has come… along with Game of Thrones’ 7th season!

The true cost of your consumption
The Aland Index is a kind of ‘behind the scenes’ of your consumption. It calculates the environmental impact (carbon footprint) of each credit card transaction. Every month, a digital report 📊 is presented along with the monthly bill and suggests local, global or lifestyle call to actions to compensate for the impact caused. Combined with an index that would measure social impact (The True Cost), people consumption might change…? While change is in progress, communication of such initiative has been quite effective since the campaign made by RBK Communication Stockholm for the Bank of Aland 🇫🇮 was one of the winners of the Grand Prix Cyber.

4 for Fearless girl
Fearless Girl not only obtained the 3rd Grand Prix Glass, it has also been awarded with Grand Prix Titanium, PR and Outdoor! Sculpted by Kristen Visbal and commissioned by State Street Global Advisors (SSGA) via McCann New York, Fearless Girl depicts a Latina girl looking at the famous Charging Bull 🐃 at Bowling Green in the Financial District of Manhattan, New York City 🗽. Installed a day before the International Women’s Day, McCann New York found the perfect setup to advertise SSGA Gender Diversity Index, which, itself, promotes gender diversity across senior leadership within U.S. large-capitalization companies. More and more companies are launching women leaders program. We shall see in the future if such initiatives make known the power of women in leadership.

The unusual aspect
If I say “sport”, “Thailand”, you may think of Muay Thai. If I add “strong supporters”, you might guess… “Soccer ⚽?” In Thailand 🇹🇭, people are quite passionate about it: they like to watch it and play at it. In Khlong Toei community, a highly populated area in Bangkok, building relationships with one another, especially within the young ones, is one of many of their challenges. Sport is always a good way to connect people together. AP THAILAND, a real estate 🏘developer , in collaboration with CJ WORX, a digital agency firm in Thailand came up with the idea of redesigning soccer field through space optimization, and thus illustrating perfectly AP Thailand’s motto: “Space can change one’s life.” For this initiative, The Unusual Football Field Project obtained the Grand Prix Design.

Orange is the new nation
Remember the Refugee Olympic Team at the last Summer Olympics? Although they have not been awarded any medals 🏅, the campaign The Refugee Nation made by the agency Ogilvy NY for Amnesty International was awarded the Grand Prix for Good.

Superhumans
Staying in the Olympics theme, the campaign We are the Superhumans, for Channel 4 by Blink Productions & 4Creative got the Grand Prix Film. The main purpose of the campaign was to change people’s perception and attitude towards disabled people since “67% of British people feel uncomfortable talking to a disabled person”. With a cast of more than 140 people, including both non-athletes and Paralympic stars 🏊, the campaign was a real success “76% of Brits felt the campaign opened their eyes to what disabled people are capable of.”

The power of installation
The Grand Prix Creative Effectiveness was awarded to the campaign Van Gogh’s bedroom for Airbnb created by the agency Leo Burnett Chicago. When I watched the campaign video it reminds me of IKEA and the Red Cross’ temporary showroom of a Syrian house. The 25m² installation aimed to raise awareness about how people live, survive, and how to help.

When pay phones are upcycled into banks
In 2014, GSMA’s real-time tracker put the number of mobile devices 📱at 7.22 billion (!!) in the world. On Earth 🌍 we are now 7.5 billion people. Mobile phone has definitely become a “basic” accessory. Have you ever wondered how we did in the past, back to the old days? If you were outside and needed to have a call, you had to use payphones 📞. Obviously, there is less usage of such devices nowadays. In Colombia 🇨🇴, Tigo-Une, a Telecom firm came up with the idea of turning 13,000 payphones into micro savings systems. An unexpected upcycling idea! People can activate an account at a Une store, then deposit their earnings, which are mostly coins, into the public phone and their own microsavings account. The campaign PAYPHONE BANK made by Grey Colombia got the Grand Prix Product Design.

I hope you enjoyed the reading 😉 and it helped you to wait until GoT’s new season, especially if like me, you gave up on waiting for the 6th book of A Song of Ice and Fire 😔.

De la récup’ dans le Marais !

Le quartier du Marais est connu pour : son ambiance et ses boutiques « in » ouvertes le dimanche, ses glaciers (❤pour Pozzetto et le combo Fior di latte et gianduja), ses boulangeries (❤ pour les strudels au pavot et pommes/pavot de chez Murciano), ses queues infinies devant les restaurants de fallafels 😱. Mais en ce dimanche ensoleillé ☀ à Paris (!!), il y avait la fête de la récup’ !

On connait mieux le terme anglophone « upcycling » que « réemploi », mais le concept est bien là 🙂! D’après la petite brochure REFER (Réseau Francilien du Réemploi) que l’on m’a distribué sur place, j’ai appris qu’« entre 2012 et 2014, le nombre de structures de réemploi en France a augmenté de 30% ». C’est assez bon signe 🤗!

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Plan de la fête de la récup’

Organisé par le REFER, la Halle des Blancs manteaux accueillait les 17 et 18 juin : La fête de la récup’ ! A l’intérieur, comme à l’extérieur il y avait tout un programme ! Des stands où l’on pouvait se procurer des livres 📚, des vêtements 👖👕👚, des accessoires créés à partir de matériaux récupérés et/ou recyclés, et tout plein de panneaux à destination des visiteurs pour les sensibiliser aux enjeux du développement durable : enjeux environnementaux, économiques et sociaux !

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Messages instructifs 🙂

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Accessoires proposés par La Réserve des arts

On pouvait également discuter avec des acteurs de ressourceries et de recycleries (note : les ressourceries et les recycleries sont des structures associatives qui collectent, réparent, transforment et redistribuent des objets dont les propriétaires souhaitent se défaire. Alliant action sociale et environnementale, elles œuvrent pour l’intérêt général, en faveur d’une évolution des comportements. Au sein de ces structures on trouve divers modèles : atelier chantier d’insertion (ACI), entreprise d’insertion, structures d’emplois pérennes, ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail), etc.)
A l’extérieur, il y avait des minis concerts, des défilés, des ateliers pour préparer des soupes, des bijoux en tissus etc.

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Ateliers extérieurs

J’ai bien sûr craqué 😅 pour un bijou en matériaux réémployés de L’Atelier Oplatka. Alice Oplatka, la créatrice, réalise des accessoires et des bijoux à partir de matériaux récupérés et/ou recyclés depuis 2011. Elle anime également des ateliers DIY à partir de matériaux récupérés au sein d’associations depuis septembre 2016.

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Pôle des artisans avec les créations de L’Atelier Oplatka

Focus sur le REFER
Créé en janvier 2014, le REFER est un réseau régional composé de trente associations (ressourceries et recycleries). Il accompagne le développement du secteur du réemploi sur un mode coopératif et mutualiste. Il contribue ainsi à une initiative collective qui œuvre auprès des acteurs publics et sectoriels. Le REFER est un outil collectif qui :
 - structure un réseau d’acteurs installés
 - soutient les porteurs de projets émergents, de l’idée à la mise en œuvre
 - ouvre des espaces de sensibilisation à l’action des acteurs du réemploi, et plus largement d’éducation à l’environnement

Le REFER construit une vision non lucrative et non concurrentielle du réemploi. Une vision où action sociale, solidarité et environnement sont intrinsèquement liés.