Commonplaces Art Gallery : la galerie des talents émergents !

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Inaccessible. Voici le premier qualificatif qui nous vient à l’esprit lorsque l’on pense à l’art. Ce même constat Silvia Camurato et Shirley Chantraine l’ont également fait. L’impact ? Les nouveaux artistes en patissent. A partir de là, naît une idée : la création d’une galerie ayant pour objectifs de faire découvrir les artistes émergents et remplacer le terme “inaccessible” par plaisir. Au-delà d’être un moyen d’expression fort, le travail des artistes est également un moyen de communication sur les problématiques de développement durable. J’ai eu la chance de rencontrer ces entrepreneuses amoureuses d’art au cours d’un vernissage tenu à Paris. Je vous laisse découvrir notre interview.

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Silvia et Shirley

1. Tina : Votre objectif est de faire découvrir le talent d’artistes émergents résidant en Belgique. Pourquoi et comment vous est venue cette idée ?
Silvia & Shirley : Commonplaces Art Gallery, c’est avant tout l’histoire d’une passion commune et le travail acharné et bénévole d’amoureux de l’art. En 2013, lorsque la galerie a été créée, nous voulions aider les artistes émergents et inconnus (ou peu connus) à se faire connaître en Belgique et à l’étranger. Beaucoup de galeries ont aujourd’hui oublié leur rôle fondamental d’accompagnement de l’artiste. Elles se comportent comme des supermarchés, où l’œuvre d’art est une simple marchandise détachée de son créateur. Nous ne voulions absolument pas suivre ce modèle, dénué de sens pour nous. Nous voulions une galerie à dimension humaine, où l’artiste occupe une place centrale.
C’est pourquoi, nous avons créé une structure permettant aux artistes de promouvoir leur travail en ligne et à travers des expositions pop-up. Plus encore, nous leur offrons un encadrement leur permettant de poser des mots sur leur démarche artistique et une vidéo documentaire. Ils disposent ainsi de matériel leur permettant de promouvoir leur travail. Bien sûr, la galerie doit pouvoir subsister financièrement. En ce sens, nous proposons également leurs œuvres à la vente. Bref, acheter une œuvre chez Commonplaces, c’est soutenir les artistes de Belgique, car l’ensemble de nos bénéfices sont réinvestis dans les expositions.

2. Tina : Et pourquoi la Belgique ? Pensez-vous élargir votre activité vers d’autres pays ?
Silvia & Shirley : Simplement parce que nous vivons en Belgique et que nous aimons ce pays. Si nous pouvions déjà améliorer un peu les choses autour de nous, dans notre pays, nous en serions déjà ravies.
Toutefois, Commonplaces expose parfois à Paris. Nous sommes bien sûr ouverts à l’idée de travailler à l’étranger, mais nous avons actuellement pris le parti de ne représenter que des artistes belges ou résidant en Belgique. C’est un peu notre marque de fabrique.

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Vernissage organisé par Commonplaces Art Gallery

3. Tina : Beaucoup d’artistes ont mis les enjeux économiques, environnementaux et sociaux au cœur de leur art. Pensez-vous que l’art reste un bon moyen de communication pour sensibiliser les gens ? Pourquoi ?
Silvia & Shirley : L’art est un excellent moyen de communication. Il permet de véhiculer un message « qui ne connaît point de frontière », comme le dirait Victor Hugo. A ce titre, l’art peut sensibiliser les gens à des phénomènes dont ils n’ont pas conscience ou leur présenter les choses sous un nouvel angle. C’est ce que nous tentons de faire avec les artistes lorsque nous concevons nos expositions. Nous les voulons chacune comme autant de laboratoires artistiques, où le spectateur est invité à s’interroger sur une thématique particulière.

4. Tina : Selon vous, existent-ils d’autres aspects de l’art qui contribueraient au développement durable ?
Silvia & Shirley : L’art peut certes être un moyen de conscientiser à la nécessité de penser en termes de développement durable. Cela se fait d’ailleurs souvent à travers des expositions ou des performances. Mais l’art peut faire plus, à notre avis. Les artistes ont le pouvoir d’embellir les choses et les cités, on devrait plus souvent faire appel à eux pour ce genre de chose. Pensons par exemple aux arbres à vent, ces drôles d’éolienne citadine… et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

5. Tina : Au moment de votre lancement, quels ont été les challenges que vous avez rencontrés ?
Silvia & Shirley : Les challenges furent nombreux. Commonplaces est une association sans but lucratif. Nous avons pris le parti de placer notre focus sur l’humain avant le commercial, mais il faut également que la galerie puisse survivre financièrement. Notre premier et plus grand challenge fut donc de parvenir à maintenir en permanence un juste équilibre entre nos services offerts aux artistes et la viabilité financière de l’association. De plus, nous tenons à garder un haut niveau qualitatif dans ce que nous présentons au public.

6. Tina : Quels conseils donneriez-vous à un/une nouvel/le entrepreneur/e qui souhaite se lancer ?
Silvia & Shirley : Un seul : agissez avec passion, sens et bienveillance envers les autres ! Tout en visant le but que vous souhaitez atteindre, n’oubliez jamais que l’important, c’est le chemin qui y conduit.

Lien utile :

http://www.commonplacesartgallery.com/fr/