WWoW

FEELING GOOD BY DOING WELL OR FEELING GOOD BY DOING BETTER?

Here comes the last month of the year. You have already noted it because the weather has changed, people around you, are increasingly sneezing and coughing, the days are shorter and of course all shops and malls remind you that you have only some days left to fulfill all the wish-lists you received. Part of this end year period, you also probably noted all the charities which are looking for more help and donations. Your sensitivity and kindness are mostly affected during this month, resulting in a melted feeling between joy – as you are gathering with family, friends and amazed by light decorations in the city – and sadness – as you feel some guilt for the ones who are less lucky than you are. How to feel good then?

Acting well?
Media were overwhelmed by many political events this year. But the main one remains the Syrian crisis. Like the campaign made by Save the Children in 2014, Most Shocking Second a Day, Ikea and the Red Cross have created an in store communication operation to raise awareness about the Syrian crisis in its Slependen, Norway flagship store. Among the well-known perfect showrooms, there was one that was the exact replica of a real Syrian residence in Damascus: Rana and her family of 9’s home. The famous tags where you usually read some exotic names such as “KNOXHULT”, challenging to pronounce if you don’t speak Swedish, and its description, in the temporary showroom the tags contains descriptions of how people live, survive, and how to help. This 25m² of Syria installation was live from 17-31 October, seen by about 40 000 visitors weekly and enabled the raise of about 22 million euros for the Red Cross’ efforts in Syria.


Most Shocking Second a Day Video from SaveTheChildren.


25m2 SYRIA from POL on Vimeo.

Acting better?
Combining purchases and charities is something that grows more and more in business models. One of them is TOMS. Their operation “One for One” started with shoes. For a pair of shoes bought, a pair of shoes is given to a child in need. According to The Economist, in 2012 TOMS asked a group of academics to investigate to find out if its operations worked. The findings were that handing out the free shoes had “no effect on overall shoelessness, shoe ownership (older shoes were presumably thrown away), general health, foot health or self-esteem”, leaving the company with room for improvements. TOMS changed its strategy to have a (real) big impact; for examples “One for One”:

  • on eyewear: for each TOMS Eyewear purchased, a free sight-correction is provided to a person in need
  • on coffee: each bag of TOMS Roasting Co. Coffee provides a week’s supply of water to a person in need (140 liters)
  • on bags: TOMS Bags purchased support training needed to help provide a safe birth and training of school staff and crisis counselors to help prevent and respond to instances of bullying
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Source: TOMS

Acting well and better
In the need of ideas for wish-list? Tired of receiving knitted sweater? Why not asking for garments that are made of recycled materials? Even football starts to come on this field! In collaboration with Parley, Adidas has announced the creation of new jerseys for Real Madrid and Bayern Munich: monochrome jersey made of recycled plastic collected from the ocean. Like other brands that started this process before, such as G-Star, Adidas extends the change switch by reaching football fans.

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Source: Adidas

Besides more and more new fashion brands have entered the field and offer eco-responsible products: Faguo, Veja, Ekyog, or from young entrepreneurs such as WWoW, Hamilton Perkins Collection.


FAGUO // Les premiers pas from FAGUO.

Feeling good? Hopefully yes! In any case I wish you happy end-year celebrations!

WWoW : DES ACCESSOIRES QUI ONT DU BON !

logoWWoW

Source : Fondatrice de WWoW

1. Tina : A la lecture de votre page Ulule, je comprends que cette idée vous est venue à travers vos voyages. Pourriez-vous partager avec nous le cheminement que cela a pris et quel a été votre déclic ?
Salomé : Oui tout à fait ! C’est en voyageant l’année dernière en Asie du Sud-Est je me suis rendue compte de la beauté des textiles traditionnels et de leur importance dans l’empowerment* des femmes artisanes. Je suivais le MOOC Devenir entrepreneur du changement (co-créé par HEC et Ticket for Change), et je me suis alors rendue compte que l’artisanat était la principale source des revenus des femmes, mais que, par manque de débouchés, il risquait de disparaître ! J’ai donc voulu le préserver en l’intégrant à des accessoires de mode contemporains qui valorisent les savoir-faire traditionnels.
En général dans la mode on voit des accessoires qui sont designés en France et fabriqués à l’étranger. J’ai voulu inverser le schéma, en gardant les designs originels des femmes du monde et en les fabriquant en France. Car, en y réfléchissant, je me suis rendue compte que j’avais déjà vu ces textiles ethniques chez des créateurs occidentaux mais sans que l’histoire des motifs ne m’ait jamais été révélée.

2. Tina : Vous mettez en avant vos valeurs « l’ouverture d’esprit, la curiosité, la transmission et la féminité » ainsi que votre engagement environnemental et social à travers votre collection d’accessoires féminins.  En quoi et pourquoi les problématiques liées au développement durable sont importantes pour vous ?
Salomé : J’ai été adepte de la fast fashion pendant très longtemps. J’ai fini par me rendre compte que je mettais tout le temps les mêmes vêtements et que je n’avais pas besoin d’une garde-robe si grande. Surtout que depuis l’incident du Rana Plaza, on sait dans quelles conditions sont fait ces vêtements « vite achetés, vite jetés ». La fast fashion tue à petit (voire grand) feu les ouvriers textiles, qui n’ont d’autre solution que de continuer à y travailler, alors même qu’ils ne touchent généralement pas un salaire vital (cf. www.quiestlamoinschere.org).
D’autant plus que l’environnement souffre avec les ouvriers. J’ai choisi de ne pas utiliser de matière animale pour protéger les animaux, mais aussi la planète. On parle souvent du cuir comme d’une matière noble. On oublie qu’il est responsable de la pollution des eaux. Pour tanner le cuir, des produits chimiques nocifs sont utilisés, et comme certains pays n’ont pas l’obligation de filtrer l’eau avant de la rejeter, même les personnes ne travaillant pas dans les tanneries sont affectées en utilisant l’eau des fleuves.
C’est très certainement en découvrant d’autres modes de vie lors de mes voyages que je me suis rendue compte des problématiques de développement durable, et que j’ai développé une certaine empathie. Je ne peux plus juste me dire que ça se passe ailleurs et que je ne suis pas responsable. Chacun de nos actes compte. On peut soit encourager les bonnes pratiques, soit renforcer un système qui profite à une minorité, et nuit globalement aux autres…

3. Tina : Les femmes sont au cœur de votre initiative. Pourquoi ?
Salomé : En tant que femme, l’égalité des sexes me tient beaucoup à cœur. Je vois les femmes se démener sur tous les fronts pour arriver au niveau des hommes, et recevoir très peu de reconnaissance pour leur résilience. Pour moi il était important de les remettre sur le devant de la scène et de montrer que oui, « les femmes portent la moitié du monde ».

4. Tina : Vous présentez la répartition de votre budget. Comme pour certaines marques telles que Everlane, la transparence semble également importante pour vous. Pourquoi ?
Salomé : La transparence pour moi est essentielle car c’est justement ce qu’il manque dans les marques de fast fashion. Ce qu’on ne voit pas c’est que si une petite trousse est vendue 10€ c’est qu’elle a coutée au plus 1€ à fabriquer, main d’œuvre comprise, et que c’est surtout la publicité qu’on paie. Si un produit est bien fait, il n’y a pas besoin d’utiliser du papier pour faire des 4x3m vantant ses mérites. Dans cette optique, l’exemple à suivre pour moi est Veja qui est d’une transparence absolue, aussi bien sur les avancées que sur les points de progression.
Aussi, je cherche à établir une relation de confiance avec la communauté, et pour moi cela passe par une transparence absolue. C’est pour cela aussi que j’essaie d’éviter de trop nombreux distributeurs, qui prennent une part considérable de la marge (bien que tout travail mérite salaire). L’objectif est vraiment de proposer des produits bien fait au prix le plus juste et sans que personne ne soit lésé, et cela passe par une relation directe et transparente.

5. Tina : Quels ont été les challenges que vous avez rencontrés au moment où vous vous êtes lancée ?
Salomé : Le lancement n’a pas été évident car je porte un projet social et solidaire, mais qui doit également être économique. Pour le secteur social, le projet est trop marchand. Pour le secteur marchand, le projet est trop social. Il faut donc réussir à passer entre les fils et créer une alternative viable. Heureusement, d’autres sont déjà passés par là, comme TOMS ou Perus et ce n’est pas complètement le brouillard.
L’autre difficulté a été de lancer le projet sans associés. Je suis entourée de nombreux partenaires, que cela soit la maroquinière avec qui je travaille les dessins, ou la chef de l’atelier d’insertion qui s’assure que les produits soient techniquement réalisables. Mais d’être une associée unique n’est pas toujours facile.

6. Tina : Qui et qu’est-ce qui vous inspire ?
Salomé : Au niveau des marques, je l’ai cité plus tôt, Veja m’inspire énormément pour leur transparence, et bien qu’ils utilisent du cuir animal. Patagonia est aussi une source d’inspiration car ils cherchent toujours à aller plus loin dans l’utilisation de matières innovantes et respectueuses de l’environnement.
Dans les personnes physiques, Emma Watson a ma gratitude éternelle car elle défend avec brio et style le féminisme et l’écologie. Si on pourrait douter de ses intentions premières, elle a désormais la possibilité de faire passer les messages qui lui tiennent à cœur et d’inspirer notre génération.
Je ne verserai pas dans le trop classique, mais le message de Gandhi reste incontournable :  « Be the change you want to see in the world » (Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde). Le changement commence par le changement de soi.

7. Tina : Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur souhaitant lancer son entreprise, orientée sur les problématiques de développement durable ?
Salomé : C’est à la fois une grande contrainte et un choix très facile ! Quand on a un objectif de développement durable très clair, toutes les décisions sont simplifiées car il faut seulement savoir si on va dans le sens de son objectif ou pas.
Parfois on a vraiment l’impression d’aller à contre-courant, mais quand le résultat est porteur de sens et qu’on sait que cela va améliorer certaines choses, c’est revigorant ! Je me suis toujours dit que si ma vie allait bien, alors je pouvais avoir un impact sur les autres. La citation d’Elisabeth-Anne Anderson Stanley reprise par Blake Mycoskie (ndlr : fondateur de TOMS) reste le message phare : « Savoir qu‘une vie a été facilitée parce que vous avez vécu. C‘est cela d‘avoir réussi. »


WWoW, la marque d’accessoires de mode éthiques co-fabriqués en France, qui s’engage pour les femmes

Pour suivre les actualités de WWoW :
http://www.wwow.fr/
https://lesexceptionnelles.com/
https://fr.ulule.com/wonder-women-of-the-world/
https://www.facebook.com/wwoworld/

*empowerment = émancipation

CRAQUER, ACHETER ET CONTRIBUER !

Bientôt les fêtes de fin d’année et besoin d’idées cadeaux pour vos proches ? Découvrez les trousses et pochettes de Wonder Women of the World (WWoW) !

Salomé, fondatrice des WWoW représente parfaitement les Millennials. Pourquoi ? Tout simplement parce que comme tous les Millennials (moi y compris, bien sûr), elle souhaite faire quelque chose qui a du sens et du bon. Après avoir décroché son diplôme en école de commerce, Salomé commence à travailler chez Petit Bateau. Animée par une envie d’aventure et de découverte, elle s’envole très vite vers l’Est. Initialement partie pour Hong-Kong, Salomé se dirige vers l’Australie, puis voyage à travers l’Asie du Sud-Est. Là-bas, elle décide de commencer des cours en ligne via les MOOC (Massive Open Online Course).

Participant au MOOC « Devenir entrepreneur du changement » programme co-créé par HEC et « Ticket for change », Salomé construit son projet au fur et à mesure de ses voyages et de ses rencontres et devient un entrepreneur social. Ce programme lui a permis d’apprendre les rudiments de l’entreprenariat et de créer son réseau d’entrepreneurs sociaux. Remportant un financement de 5000 EUR au concours de la Fabrique Aviva en janvier 2016, notre jeune entrepreneuse lance son projet : fabriquer en France des produits avec des tissus provenant d’ailleurs !

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Source : Fondatrice de WWoW

Au cours de ses voyages, Salomé découvre le travail artisanal des femmes. Inspirée par elles, notre jeune entrepreneuse fonde WWoW où elle présente ces femmes, et ses produits. Composés de tissus cambodgiens, designés par une maroquinière, et fabriqués dans un atelier pour personnes en insertion sociale et professionnelle en France, ces produits vous permettent à la fois de craquer, de les acheter et de contribuer au bien social et économique d’autrui ! Voilà le modèle utilisé par Salomé, elle-même inspirée par des marques et fondateurs (TOMS, Veja etc.) partis sur ce modèle de développement.

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Source : Fondatrice de WWoW

Son projet idéal ? Lancer son propre atelier de fabrication. Ses autres projets ? Etendre sa collection à des modèles accessibles pour tous tels que des porte-cartes, tout en continuant à imaginer des produits qui lui ressemblent, et ce à son rythme.

Installée depuis peu dans un espace de co-working, Salomé partage ses idées, ses challenges, ses expériences avec d’autres. Cet environnement lui permet de bénéficier de l’expérience de pairs et d’avoir des échanges continus avec d’autres entrepreneurs.

Curieux et curieuse ? Le côté Millennial vous donne envie de contribuer ? Ou tout simplement en manque d’idées pour les fêtes de fin d’année, anniversaires ou pot de départ ? N’hésitez pas à visiter sa page Ulule, encore en ligne quelques jours seulement ! Lien ici.

Aussi, j’ai eu la chance de l’interviewer, découvrez en un peu plus sur cette entrepreneuse sociale et engagée ici.

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Source : Fondatrice de WWoW